Rencontre avec André CarpinArtiste peintre contemporain

Andre Carpin artiste peintre contemporain
André Carpin, artiste peintre contemporain
L’illustre Léonard de Vinci suggérait en son temps : « Faites toujours que votre tableau soit une ouverture au monde ».
Ce dessein semble partagé par une majorité d’artistes, pourtant ce qui les distingue c’est justement la singularité de cette ouverture.
Comment est-elle pensée, conçue, réalisée.
Se revendiquer artiste est à la portée de tout le monde, sans doute, mais vivre son identité d’artiste au quotidien relève de la compétence, de l’exercice, presque du don.
C’est d’ailleurs un don que nous fait l’artiste dans sa démarche…
Celle que propose André Carpin est, selon lui : « résolument tournée vers l’être humain ». Aussi, au fil des toiles, on s’aperçoit que les quatre éléments exploités : la terre, le feu, l’eau et l’air encadrent toujours l’homme ; qu’il soit intégré au tableau ou hors du tableau : « spectateur-acteur ».

Une interprétation entre l’œuvre d’art et le monde réel est inévitable.
Les forts volumes tantôt d’aspects humains, tantôt végétaux ou animaliers émergent de la toile comme des « capteurs de vie ».
Il y a là comme une sorte de mise en scène et le désir évident du peintre cherchant à établir une connexion, pour entraîner le spectateur dans un monde « mi-réel » puisqu’il est palpable.
Pour accentuer l’effet d’attirance, l’œuvre est parfois enveloppée d’une sorte de membrane. Quel est son rôle ? Est-ce comme une enveloppe charnelle qu’il faut d’abord franchir pour mieux connaître l’interlocuteur ? Une levée de rideau ? Un mur ? Un filtre ? Un moyen d’accès à une autre lecture.
Une fois passée cette porte, c’est un autre domaine à découvrir…
Il s’agit donc d’un voyage que propose André Carpin.
Attention, ce peut être un voyage quelque peu déroutant !

Andre Carpin atelier Né à Lyon en 1952, fils de baryton renommé, André Carpin développe très jeune un attrait pour le dessin, la peinture et les arts en général. Il étudie de 1968 à 1971 à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, oû il fût l'élève de Hubert Le Mab en section peinture, Jean Fusaro en Sculpture et René Chancrin en dessin. Il poursuit sa formation aux Beaux-Arts de Paris de 1972 à 1977 notamment à l'atelier de Gustave Singier, rencontre de fortes personnalités desquelles il saura se démarquer.
Il refuse de participer à des expositions collectives craignant d’être « rangé » dans une case… Il ne cesse cependant jamais de peindre. Alliant imagination, pratique régulière de son art à de fortes bases académiques, André Carpin se crée une identité propre.
Il devient Ingénieur en informatique en 1981 et poursuit une activité professionnelle les années suivantes.
A partir de 1998, après s’être débarrassé de tout postulat, André Carpin reprend une production artistique. Ce retour aux sources, cette résurgence venue de l’ancien terreau, revivifie le champ de sa créativité.

Fort des compétences et connaissances socio-professionnelles acquises au cours de sa vie, André Carpin se consacre aujourd’hui pleinement à sa passion pour les arts plastiques.
En constante évolution faite de remises en questions et de recentrage sur soi, André Carpin change de peau et emprunte des chemins nouveaux, sa peinture suit cette dynamique.
Convaincu qu’il ne faut pas se complaire dans la facilité, André Carpin tire profit de la pluralité de ses expériences pour exploiter son art et parfaire ses techniques.
Bien qu’ayant suivi (nécessairement) le parcours « conventionnel » de la vie active, ce dernier a toujours su préserver son identité d’artiste et la maintenir prégnante.

“L'artiste n'est artiste qu'à la condition d'être double et de n'ignorer aucun phénomène de sa double nature.” Charles Baudelaire, Curiosités esthétiques.